Formation ouverte en Philosophie

La Formation Ouverte en Philosophie permet un apprentissage de la philosophie tout au long de la vie. Les conférences se déroulent en soirée sur le site universitaire de la Ville Haute (Charleroi).

Chaque mois, un.e nouvel.le intervenant.e est programmé.e, pour quatre séances, afin de vous faire découvrir les multiples facettes de la philosophie. Les invité.es sont des professeur.es issu.es de l’ULB.

Dans une perspective humaniste, ces conférences permettent de comprendre les multiples dimensions qui nourrissent nos visions du monde et accompagnent la construction d’une pensée singulière, du libre examen et de la pensée libre.

Partenaires

ULB – Charleroi/campusucharleroi

Extension ULB

Contact

CAL Charleroi : 071/53.91.72 – info@cal-charleroi.be

Infos pratiques

Inscription obligatoire par mail ou par téléphone (mesure Covid) 

Attention : Seule une demande d’inscription auprès du secrétariat 071/53.91.72 ou info@cal-charleroi.be sera prise en compte.

La Formation Ouverte en Philosophie a généralement lieu le mardi soir. La séance débute à 18h et se termine à 21h. Il y a une pause de 19h30 à 19h45.

Prix : 8 € par séance, 25 € par module (4 séances), 100 € pour 8 modules, gratuit pour les chômeurs et étudiants

Adresse de l’activité : CAL Charleroi -rue de France, 31 – 6000 Charleroi

 

Programmation 2020 – 2021

Depuis novembre, les conférences sont diffusées en visioconférence. L’inscription se fait via l’accueil : 071/53.91.72 ou info@cal-charleroi.be. Une fois inscrit.es, vous recevrez un mail avec le lien vers la conférence et les codes d’accès. Si vous étiez déjà inscrit.es, mais que vous ne souhaitez pas participer parce que la conférence se déroule en ligne, prenez également contact avec l’accueil. Votre inscription vous sera remboursée.

 

OCTOBRE – Marc Groenen : «Une introduction à l’art préhistorique dans une perspective d’anthropologie philosophique» 

octobre :  6,13,21,27

NOVEMBRE – Kevin Saladé : « Henry Van de Velde, Nietzsche et les artistes du nouveau Weimar » (en visioconférence)

Les mardis de novembre : 10,17,24 novembre et 1er décembre

JANVIER – L. Couloubaritsis : « La violence narrative » (en visioconférence)

Les mardis de janvier 12, 19, 26 et 2 février 

Contenu du cycle :

La présence massive de la violence sur notre planète n’a cessé d’interpeller les chercheurs, qui portent néanmoins l’attention sur l’idée que la violence concerne le corps, en particulier la force physique pour dominer, tuer, détruire ou endommager, concrétisée par des actes qui provoquent des douleurs corporelles et des souffrances psychiques. Cette thèse fait rarement allusion à la violence narrative qui, d’une part, agit d’une façon performative dans les dialogues, par la menace, la colère ou l’incitation à la violence, et, d’autre part, raconte la violence par des récits et des images, qui impliquent des souffrances morales, lesquelles expriment les violences ou les causent. L’auteur montre comment le schème de la violence régule la mythopoétique depuis le monde archaïque jusqu’au cœur de la littérature actuelle, enrichie par les moyens techniques qui contribuent au développement du septième art (cinéma), d’autres arts (photographie, télévision, bande dessinée, jeux vidéo, multimédias) et des réseaux sociaux, déroulant une mythotechnique fascinante, mais inquiétante à cause de la profusion de la violence narrative qui divertit des milliards d’êtres humains. Il conclut, en prenant pour guide les souffrances qui y sont impliquées, que notre contemporanéité, qui associe monde technico-économique et aspirations démocratiques, requiert une nouvelle culture qui prendrait la souffrance comme mesure des actions et qui ferait la promotion de l’esprit critique et de l’émulation au détriment des rivalités intempestives, avec comme repère l’émulation ludique, éducative et politique, afin de réaliser une interculturalité et une vigilance environnementale, capables de réguler, en plus de la violence physique, les violences verbales et narratives.

FÉVRIER – B. Decharneux : « La religion existe-t-elle ? » (en visioconférence) 

Les 9 et 23 février & les 2 et 9 mars 

Contenu du cycle :

On l’a ressassé à l’envi, notre monde contemporain vit un retour en force du religieux. Mais qu’est-ce que la religion ? Cette question qui semble de prime abord naïve est plus complexe qu’il n’y paraît. En effet, d’origine latine, le mot ” religion ” (religio) devient une nouvelle catégorie de pensée à l’époque impériale romaine ; le christianisme l’infléchira dans un sens original conforme à sa doctrine monothéiste. Alors que tout et chacun croit savoir ce qu’est la religion, l’idée n’est guère traduisible dans de nombreuses langues. D’une part, le mot ” religion ” permet de rendre compte d’idées et pratiques volontiers qualifiées d’universelles ; d’autre part, il distord la multiplicité des usages et pratiques observés (mythes, symboles, rites) pour les rapporter d’autorité à la pensée occidentale. La religion serait-elle moins universelle qu’il n’y paraît ? Existe-t-elle en soi ?

MARS – M. Peeters : « L’origine du concept d’univers chez Nicolas de Cues »

(en visioconférence)

Les 11, 16, 23, 30 mars

Contenu du cycle :

Nikolaus Krebs (1401 – 1464), Cardinal de Cues, est un philosophe, théologien, mathématicien, diplomate pontifical, homme politique, agent secret du pape Pie II, néo-platonicien chrétien, inspiré par le pseudo-Denys l’aréopagite et Jean Scott Érigene- qui savait le Grec, donc Proclus et Damascus de l’académie d’Athènes. Sa pensée d’une rare subtilité dans sa dialectique rationnelle repose sur l’infini suressentiel. Selon cette philosophie, Dieu est non-être, ce qui n’est possible que dans une méditation  sur le non-autre.  Ce cours vise à donner une introduction  à Nicolas, penseur de l’infini en acte.

AVRIL – O. Gilon :« Une petite histoire de l’attention : du stoïcisme à l’époque contemporaine » (en visioconférence)

Les 20, 27 avril & les 4 et 11 mai

Contenu du cycle :

La notion d’attention, au cœur de l’éthique stoïcienne, est devenue l’objet d’études neuroscientifiques dans le monde contemporain, devant les sollicitations croissantes du numérique qui surinvestissent et fragmentent notre capacité attentionnelle au point de la modifier. Or, loin de se réduire à un trait cognitif, l’attention définit tout un rapport au monde : faculté d’hominisation selon certains anthropologues (F. Sigaud), usage de soi dans le stoïcisme et une grande partie du christianisme, l’attention semble offrir les pistes pour un partage cognitif et expérientiel du monde, pour cesser de nous rapporter à un univers de « choses disponibles », et peut-être même pour définir une plasticité de l’agir qui insiste davantage sur la réciprocité entre l’intelligence et le monde qu’elle investit.  

MAI – D. Debaise « Les puissances du corps chez Nietzsche » 

Les 18 et 25 mai & les 1er & 8 juin

Nietzsche remet fondamentalement en cause le postulat que l’âme serait supérieure au corps. C’est en s’appuyant sur le préjugé que l’âme est plus réelle que le corps, que l’on établit ensuite une hiérarchie entre ces deux parties de l’être. Nietzsche nous montre que le corps constitue notre identité et qu’il est le siège de nos pulsions vitales, indispensables tant à notre santé, qu’à “la grande politique”. Nous faisons donc face à une grande question : la philosophie peut-elle accéder à une réelle compréhension de l’homme et de la société tout en niant le corps ? Didier Debaise analysera la pensée de Nietzsche, qui est sans doute le philosophe qui a le mieux théorisé le corps, pour saisir les lignes de force de l’existence humaine.

 

Importer le calendrier FOPC: https://cal-charleroi.be/fopc-list/

 

 

 

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