CINÉPHILOS
Réfléchir ensemble, images à l’appui
Programmation 2026
Le vivant, dans toutes ses formes – humaines ou animales – nous échappe parfois, nous confronte, nous regarde. Pour le premier des Cinéphilos de 2026, nous vous proposons une réflexion croisée sur la crise du vivant, entre invisibilité et surexposition, entre domination et effacement.
James Whale, L’Homme invisible (1933)
Jack Griffin a percé le secret de l’invisibilité. Cette découverte le plonge dans l’isolement et le délire de toute-puissance. En devenant invisible aux autres, ne finit-il pas aussi par se déshumaniser ? Ce film fantastique interroge le regard que nous portons sur nous-mêmes, sur les autres, et sur ce qui devient « monstrueux » dès lors qu’on ne le voit plus.
Lucien Castaing-Taylor & Véréna Paravel, Leviathan (2012)
Tourné à bord d’un chalutier, ce documentaire bouleverse nos repères. Caméras embarquées, absence de commentaire : le film nous entraine dans une expérience viscérale où hommes, machines et éléments naturels fusionnent. Un regard radical sur la violence des rapports que l’humanité entretient avec les autres formes de vie et sur la façon dont ces vies nous échappent.
Deux regards, deux esthétiques, une même interrogation : dans un monde en crise, comment habiter et respecter le vivant ?
INFOS PRATIQUES
► Dimanche 25 janvier 2026
► De 11:00 à 12:30
► Quai 10 (Quai Arthur Rimbaud, Charleroi)
Peut-on encore prendre le temps de penser dans une société en mouvement constant ? Comment accueillir la pensée, la différence, l’inattendu ?
Roman Polanski, Deux hommes et une armoire (1958)
Deux hommes émergent de la mer, une armoire sur leurs épaules. Déambulant dans une ville de totale indifférence, ils tentent de s’intégrer, de partager leur étrange fardeau, mais se heurtent au rejet. Métaphore absurde et poétique, ce court-métrage interroge la place laissée à l’inutile ou à l’incongru, et, à travers eux, à la pensée critique dans une société formatée.
Un film sans parole, mais qui en dit long sur les silences.
INFOS PRATIQUES
► Dimanche 22 février 2026
► De 11:00 à 12:30
► Quai 10 (Quai Arthur Rimbaud, Charleroi)
L’angoisse est-elle un moteur de lucidité ou un frein à la liberté ? Comment affronter l’incertitude sans sombrer dans la peur ?
Agnès Varda, Cléo de 5 à 7 (1962)
Cléo, jeune chanteuse en attente de résultats médicaux, traverse Paris et ses pensées en 90 minutes de doutes, de rencontres et de prise de conscience. Du regard des autres à la découverte de soi, Agnès Varda signe un film sur la manière dont l’attente, la peur et l’imaginaire façonnent notre rapport au réel.
Une réflexion sur l’invisible et sur les chemins que l’on emprunte quand tout semble suspendu à une réponse.
INFOS PRATIQUES
► Dimanche 29 mars 2026
► De 11:00 à 12:30
► Quai 10 (Quai Arthur Rimbaud, Charleroi)
L’autorité repose-t-elle sur la légitimité, le pouvoir ou la manipulation ? Est-elle toujours visible ou parfois insidieuse ?
Joseph Losey, The Servant (1963)
Lorsque Tony, un aristocrate insouciant, engage Barrett, un valet irréprochable en apparence, une étrange relation de dépendance s’installe. Peu à peu, les rôles s’inversent. Domination sociale et emprise psychologique rythme la mise en scène d’une lente déconstruction de la hiérarchie, où chacun teste les limites de son pouvoir.
Un huis clos oppressant et élégant qui interroge le fondement de l’autorité et sa possible subversion.
INFOS PRATIQUES
► Dimanche 26 avril 2026
► De 11:00 à 12:30
► Quai 10 (Quai Arthur Rimbaud, Charleroi)
Comment les récits de l’humanité intègrent-ils les figures féminines ? Quelle mémoire collective construit-on et qui en est le sujet ?
Stanley Kubrick, 2001, l’Odyssée de l’espace (1968)
De l’aube de l’humanité à la conquête spatiale, Kubrick retrace un récit du progrès humain, mais dans lequel la présence féminine est presqu’absente. L’homme y est le moteur de l’évolution ; et la technologie, son prolongement.
Greta Gerwig, Barbie (2023)
Et si un monde entièrement régi par les femmes existait ? Barbie met en scène cet univers en apparence idyllique pour mieux en dévoiler les fragilités. Le film questionne avec humour et sensibilité les rôles de genre, l’invisibilisation des femmes et les mécanismes de leur émancipation dans nos sociétés contemporaines.
Deux visions contrastées de l’humanité, pour réfléchir à la place qu’elle laisse (ou non) aux femmes dans son récit.
INFOS PRATIQUES
► Dimanche 31 mai 2026
► De 11:00 à 12:30
► Quai 10 (Quai Arthur Rimbaud, Charleroi)
ANNULÉ
ANNULÉ
ANNULÉ
Qu’attendons-nous lorsque nous invoquons des figures de justice surpuissantes ? Besoin de protection, soif d’ordre, désir de vengeance ou incapacité à croire en nos propres capacités ?
Leslie H. Martinson, Batman (1966)
Dans une version kitsch et colorée, Batman et Robin affrontent une alliance de super-vilains hauts en couleur. Ici, le super-héros est une figure presque parodique, emblème d’un monde manichéen où le bien triomphe toujours.
Tim Burton, Batman (1989)
Dans un Gotham gothique et tourmenté, le justicier masqué revêt un costume plus sombre. Burton interroge les zones d’ombre du héros : jusqu’où peut-on aller pour faire justice soi-même ? Et si le super-héros n’était que le reflet obscur de nos propres contradictions ?
Ces deux versions du Chevalier Noir nous invitent à réfléchir sur nos manières de faire face à l’impuissance individuelle et collective.
INFOS PRATIQUES
► Dimanche 28 juin 2026
► De 11:00 à 12:30
► Quai 10 (Quai Arthur Rimbaud, Charleroi)




