Qu’est-ce qui fait la spécificité de l’être humain ? Qu’est-ce qui fonde sa dignité ? Quelles fins se donne-t-il et par quels moyens cherche-t-il à les atteindre ? Ces questions, au cœur de l’anthropologie philosophique, guideront ce module.
Le parcours débutera avec L’Anthropologie au point de vue pragmatique (1798) de Kant.
Pour lui, les grandes questions de la philosophie ramènent finalement à une même interrogation : « Qu’est-ce que l’homme ? ». Il ne s’agit cependant pas de définir l’être humain par ses caractéristiques physiques, mais de s’intéresser à ce qu’il fait, ce qu’il doit faire et ce qu’il peut faire de lui-même.
Cette réflexion sera prolongée avec Hegel qui place la relation et la confrontation au monde au centre de la réalisation humaine. Le module élargira ensuite cette perspective aux relations qui unissent les êtres vivants.
À travers les notions de mutualisme et de symbiose, et notamment les travaux du biologiste Marc-André Selosse, se dessine alors une conception de l’humain comme être de relation : avec ses semblables, mais aussi avec d’autres formes de vivant, jusque dans son propre microbiote.
De Kant à Hegel, puis de la philosophie à la biologie, le module invite ainsi à penser autrement notre condition à partir d’une idée centrale : l’interdépendance des vivants.
À PROPOS DE L’INTERVENANT
Guillaume Lejeune est docteur en philosophie de l’Université libre de Bruxelles (ULB) et maître de conférences. Il est également animateur philo au CAL Charleroi.