APÉROS PHILO
Réfléchir ensemble à ce qu’on ne questionne plus
Les Apéros Philo, ce sont quelques rendez-vous sur l’année organisés en début de soirée dans un lieu qui invite naturellement à la réflexion : Livre Ou Verre. Ce café-librairie carolo atypique, rempli de bouquins, de bonbecs et de boissons en tous genres est l’endroit parfait pour pratiquer une philo chaleureuse, collective et accessible.
Ajoutez à cela des intermèdes contés, des grignotages et boissons partagés et des discussions rondement menées et vous obtiendrez une soirée sympa et instructive, militante et citoyenne. Une pratique de la philo pour s’enivrer de collectif tout en cultivant son esprit critique, la liberté et une grande soif d’autonomie.
Pour cette nouvelle saison des Apéros Philo, on change de prisme: on part de ces petites phrases toutes faites, que l’on entend partout, que l’on répète machinalement et qui, à force d’usage, façonnent en silence notre manière de voir le monde. Des phrases anodines en apparence, mais qui révèlent, lorsqu’on y regarde de plus près, des normes bien ancrées et parfois oppressives. Autant d’expressions qui seront le point de départ de nos échanges philosophiques.
À travers ces phrases familières, l’objectif est clair : décortiquer les évidences, remettre en question les normes. Le tout dans un cadre décontracté, bienveillant et sans prétentions.
Programmation 2026
Être débordé·e, c’est devenu une norme, presque un gage de réussite. À force de courir, de remplir nos agendas et d’enchainer les projets, avons-nous oublié de vivre ? L’oisiveté est-elle si mal vue ? D’où vient cette croyance selon laquelle être occupé·e en permanence serait synonyme d’épanouissement ou de valeur personnelle ?
Lors de cette séance, nous interrogerons la place que prend le travail (rémunéré ou non) dans nos vies, la pression de la productivité, et la confusion entre activité et identité. Un moment pour repenser notre rapport au temps, à l’utilité, et à la réussite.
« Il s’est fait tout seul. » Derrière cette formule souvent présentée comme un compliment se cache une certaine vision de la réussite : celle d’un individu qui ne devrait son parcours qu’à son talent, sa volonté ou son travail.
Mais peut-on réellement se construire seul ? Nos trajectoires ne sont-elles pas aussi façonnées par notre milieu social, notre éducation, nos rencontres, nos ressources économiques ou culturelles ? À l’inverse, pourquoi sommes-nous parfois si attachés à l’idée que chacun·e est seul·e responsable de son succès comme de ses échecs ?
À travers cette réflexion, nous interrogerons les notions de mérite, d’héritage et d’égalité des chances. Dans quelle mesure sommes-nous les auteurs de notre propre histoire ? Que devons-nous à celles et ceux qui nous ont précédés ? Et que révèle le mythe du « self-made man » sur notre manière de penser la société ?
Un Apéro Philo pour questionner ce qui nous est transmis, ce que nous construisons nous-mêmes et tout ce qui se situe entre les deux.
« On n’a qu’une vie. » La formule semble pleine de bon sens. Elle nous invite à saisir les occasions, à vivre pleinement, à ne rien regretter. Mais derrière cette apparente évidence se cache parfois une pression discrète : celle de devoir profiter de chaque instant, réussir sa vie et accumuler les expériences.
Que signifie réellement « bien vivre » ? La conscience de notre finitude nous rend-elle plus libres ou plus anxieux ? Faut-il chercher à donner un sens à sa vie ou accepter qu’elle n’en ait pas forcément ?
Un Apéro Philo pour questionner ce que signifie vivre pleinement sans nécessairement courir après une vie parfaite.
En résonance avec la Semaine Mortelle











