Charlie Hebdo

En 2014, le CAL Charleroi s’est vu confier l’abondante collection privée de Pierre Duculot (via la Maison de la Presse de Charleroi) ; constituée d’exemplaires du magazine « Charlie Hebdo », dont les plus anciens datent des années nonante.

Le CAL Charleroi, abonné à « Charlie Hebdo », garde aussi tous les numéros qui paraissent semaine après semaine.

Nous mettons donc à disposition des personnes intéressées un large choix de Unes de Charlie Hebdo (plusieurs centaines).

C’est quoi « Charlie Hebdo ? »

« Charlie Hebdo » est un journal hebdomadaire satirique français fondé en 1970 par François Ca- vanna et le professeur Choron.

Il s’agit d’une publication satirique très « française » dans l’esprit qui s’attaque au pouvoir et aux chapelles en général. « Charlie Hebdo » est l’héritier du magazine soixante-huitard « Hara-Kiri », bête et méchant, clairement libertaire et défenseur d’une liberté d’ex- pression absolue.

Cette liberté de ton et d’expression, sans auto-censure, les a amenés à publier, entre autres, des caricatures de Mahomet dont le fameux « C’est dur d’être aimé par des cons » avec le titre « Mahomet débordé par les intégristes ». L’histoire s’est terminée en procès pour injures publiques à l’égard d’un groupe de personnes en raison de leur religion- que « Charlie Hebdo » a gagné. Les dessinateurs seront même reconnus par le gouvernement français comme étant des acteurs de la liberté.

En 2015, la rédaction de « Charlie Hebdo » sera victime de deux tueurs fous, des frères islamistes radicaux. L’événement sera qualifié d’attentat terroriste. Parmi les victimes se trouvent les dessinateurs Charb, Cabu, Honoré, Tignous, Wolinski et l’économiste Bernard Maris, la psychanalyste et chroniqueuse Elsa Cayat, Michel Renaud, invité de la rédaction, le correcteur Mustapha Ourrad ainsi que deux policiers, Franck Brinsolaro et Ahmed Merabet — le premier étant chargé de la protection de Charb et le second alors qu’il patrouillait dans une rue proche du siège du journal — et un agent de maintenance, Frédéric Boisseau.

Genèse du projet

À la suite de l’attentat de Paris, le 7 janvier 2015, le CAL Charleroi a monté dans l’urgence une exposition faite de Unes de « Charlie Hebdo ». Symboliquement, en sou- tien à la campagne « Je suis Char- lie », nous l’avions présentée au public lors de la soirée des vœux de la régionale pour 2015. Ce qui nous a valu d’être protégés par la police ce soir-là. La situation était extrêmement tendue.

Dans les semaines qui ont suivi, l’exposition a été visitée par de nombreuses classes des écoles de Charleroi. Nous proposions aux enseignants un temps d’animation afin de permettre aux élèves d’exprimer ce qu’ils ressentaient. Il s’agissait aussi de réaffirmer avec fermeté le principe de laïcité nécessaire au vivre ensemble en paix dans une société plurielle : non seulement la liberté de croire et de ne pas croire mais aussi de l’ex- primer, de rire de tout, absolument tout même si ça ne plaira pas à tout le monde. Cet usage de nos libertés est vital sous peine de voir nos libertés se racrapoter sur elles- mêmes à force d’auto-censure.

Le 22 mars 2016 ont malheureusement eu lieu les attentats de Bruxelles qui ont rappelé une fois de plus l’importance de travailler la problématique de la radicalisation violente comme négation complète de la possibilité de vivre la richesse de la diversité.

C’est alors que le CAL Charleroi a mis sur pied son « Observatoire des radicalités ».

Ainsi, l’accueil de l’exposition « Charlie Hebdo » peut très bien se coupler à notre offre en matière de réflexion sur les radicalités violentes.

Contact unique pour les réservations d’expositions :

Adrien Sacchi, chargé de projet : adrien.sacchi@cal-charleroi.be 

 

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