Scroll

IVG hors du code pénal|résultats du sondage

En Belgique, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) reste un délit pénal « contre l’ordre des familles et la moralité publique » (titre VII du Code pénal). Depuis 1990, l’IVG est partiellement dépénalisée[1] ; des sanctions pénales restent néanmoins applicables si l’une des conditions légales n’est pas respectée.

En 2016, le Centre d’Action Laïque avait mené une campagne (« #IVG hors du Code pénal ») afin que l’IVG soit reconnue comme un acte médical et une question de santé publique, ainsi que pour appuyer le droit à l’autodétermination des femmes.

Lors de cette campagne, le CAL a constaté que de très nombreuses personnes ignoraient tout du cadre légal qui régit le recours à l’IVG. Afin d’avoir un état récent et détaillé de l’opinion publique à ce sujet, le CAL a commandité un sondage ayant pour objectifs : 

  • D’identifier la part de la population favorable ou non à la sortie de l’IVG du Code pénal ;

  • D’informer les décideurs politiques de l’état de l’opinion.

Un échantillon représentatif de 1000 personnes a été interrogé[2] afin de mesurer :

- La connaissance de la population en matière d’IVG : le grand public sait-il ou non qu’il s’agit toujours d’un délit ?

- L’opinion sur les modifications législatives actuellement en discussion, visant à sortir l’Interruption Volontaire de Grossesse du Code pénal et à la réguler par le droit médical.

 

Voir le sondage 

 

Les résultats de ce sondage ont pu mettre en évidence, principalement, les éléments suivants :

  • En Belgique, seul 1 personne sur 5 a connaissance du fait que l’IVG est toujours un délit inscrit dans le Code pénal. Cela signifie que 4 personnes sur 5 méconnaissent le cadre légal relatif à l’IVG. Cette méconnaissance règne dans tous les sous-groupes de la population belge ;

  • ¾ des adultes sont d’avis que l’IVG ne doit plus être considérée comme un délit et devrait être régie par une loi médicale. La dépénalisation est souhaitée par au moins 2/3 des sondés dans chacun des segments de la population pris en compte: sexe, âge, langue, région, niveau d’éducation, composition de ménage et religion.

  • 6 personnes sur 10 sont d’avis que refuser un accès sûr et légal à l’IVG constitue une violence à l’encontre des femmes.

  • Pour plus de 3 personnes sur 4, la décision finale de recourir à une IVG doit appartenir à la femme, quel que soit l'avis de l'entourage.

 

[1] Loi Lallemand-Michielsen du 3 avril 1990

[2] Méthodologie : enquête téléphonique (tirage aléatoire pondéré) intégrée dans un omnibus réalisée par KANTAR TNS du 13 au 23 décembre 2017. Durée moyenne de l’enquête : < 3 min. Marge d’erreur: min. 0,6% - max. 3,1 %. Procédure Febelmar. Comité scientifique d’accompagnement: Liesbeth Bruckers, UHasselt et Catherine Vermandel, ULB.

 

CAL Charleroi

Rue de France 31

6000 Charleroi

tel : 071/ 53. 91. 72

fax : 071/ 53. 91. 81

[email protected]

CAL Charleroi

Rue de l'Athénée ,20

6000 Charleroi

tel: 071 / 51. 17. 44

fax : 071/ 53. 91. 81

[email protected]

Google maps

Lu Ma Me Je Ve Sa Di
1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30
Afficher le calendrier